Cinquième opus de la saga,
Clochette et la Fée Pirate
est le second film à sortir au cinéma en France après
Clochette et le Secret des Fées. La
plus célèbre des fées s’envole pour une nouvelle aventure d’une qualité
similaire aux précédentes productions, mais avec son lot de nouveautés
bienvenues.
Zarina, une gardienne de poussière de fée incomprise, vole la très
précieuse poussière de fée bleue et quitte la Vallée des Fées pour
rejoindre les pirates du Rocher du Crâne. Clochette et ses amies se
lancent dans l'aventure pour tenter de la retrouver et de la ramener
chez les siens. Cependant, au cours de leur quête, les fées verront leur
monde bouleversé : Clochette et ses amies auront leur talent échangé, de
quoi sérieusement compromettre leur course contre la montre pour ramener
la poussière de fée bleue et sauver la Vallée des Fées. Loin de
révolutionner le genre,
Clochette et la Fée Pirate
bénéficie d’un scénario assez simple et convenu, clairement destiné au
public jeune adepte de la saga. Point positif, ancrer le film au sein de
la piraterie permettra aux petits garçons de davantage trouver leur
compte parmi cet univers essentiellement féminin. L’aventure est donc
clairement au premier plan, là où
Clochette et le Secret des Fées se
basait plus sur l’émotion ; un changement de ton agréable pour faire
évoluer la saga qui gagne aussi en touches d’humour. L’atout de cet opus
est principalement de puiser ses ressources dans la mythologie de Peter
Pan. Effectivement, c’est avec réel plaisir que l’on retrouve
différentes références au chef d’œuvre de 1953 comme les pirates, le
Rocher du Crâne, mais aussi avec les nouveaux personnages qui pourraient
bien rappeler un célèbre capitaine et un célèbre crocodile…
Là où
Clochette et le Secret des Fées
centrait son histoire essentiellement sur Clochette et sa sœur Cristal,
Clochette et la Fée Pirate
a le mérite de remettre les autres fées au premier plan. Toutes partent
à l’aventure sauver la vallée des fées. Parmi les nouveaux personnages,
Zarina est une excellente surprise. Incomprise et impulsive, la
gardienne de poussière de fée est plus complexe qu’il n’y parait,
s’alliant avec des pirates pour piller la vallée des fées de sa
poussière bleue tant convoitée. James le moussaillon est bien sûr
à signaler. Interprété par le désormais célèbre Tom – Loki -
Hiddleston en VO, le pirate mielleux cache bien son jeu… Enfin le
bébé crocodile qui s’entiche de Rosélia, devenue fée des animaux,
est mignon à souhait et porteur de scènes comiques bienvenues.

Toujours le même point faible qui n’évolue décidément pas au fil des
productions : la qualité de l’animation. En restant définitivement « bas
de gamme », le graphisme ne parvient pas à prétendre à une meilleure
ambition qu’un modeste direct-to-video, malgré un effort réel sur
quelques bonnes trouvailles visuelles. Ainsi les paysages restent de
bonne facture, et le soin apporté à l’atmosphère appréciable.
Coté musique,
Clochette et la Fée Pirate
ne se démarque pas des opus précédents. La bande son, plutôt
discrète, est de même facture que celles déjà proposées. Même
constatation côté chanson, qui n’offre pas de meilleure partition. La
chanson d’ouverture ressemble à toutes les précédentes et celle de
Natasha Bedingfield (en anglais même en VF !) est agréable mais
reste anecdotique. On retiendra surtout la chanson des pirates plutôt
sympathique.

Clochette et la Fée Pirate
est dans la continuité des précédents opus. Souffrant toujours de
graphismes et d’un scénario simples, ce cinquième épisode a le mérite
d’intégrer davantage d’éléments de la mythologie Peter Pan et de
proposer de nouveaux personnages de qualité. De quoi garantir à nouveau
un moment simple et sympathique en compagnie de Clochette et ses amies
de la Valée des Fées, sans plus d’ambition.
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